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3-Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban

 
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zakaria
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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 15:54 (2011)    Sujet du message: 3-Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban Répondre en citant

Extrait 1:

"A bien des égards, Harry Potter était un garçon des plus singuliers. Tout d'abord, il détestait les vacances d'été, c'était la période de l'année la plus déplaisante à ses yeux. Ensuite, il tenait absolument à faire ses devoirs de vacances, mais il était obligé de les faire en secret, au beau milieu de la nuit. Enfin, il faut également signaler que Harry Potter était un sorcier.
Minuit approchait. Les couvertures tirées par-dessus sa tête comme une tente, Harry était allongé à plat ventre sur son lit, une lampe torche dans une main, un livre relié plein cuir ouvert sur son oreiller. Il s'agissait d'une Histoire de la magie par Adalbert Lasornette. Les sourcils froncés, Harry Potter fit courir le long de la page la pointe de la plume d'aigle qu'il tenait dans son autre main. Il cherchait des idées pour une dissertation sur le sujet suivant: « La crémation des sorcières au xive siècle était totalement inefficace: commentez et discutez. »
Sa plume s'arrêta au début d'un paragraphe qui semblait lui convenir. Harry remonta sur son nez ses lunettes rondes, approcha sa lampe torche du livre et lut ce qui était écrit:
Au Moyen Age, les personnes dépourvues de pouvoirs magiques (appelées communément « Moldus ») ressentaient une terreur particulière à l'égard de la sorcellerie, mais étaient souvent incapables de reconnaître ceux qui la pratiquaient vraiment. Lorsque, par extraordinaire, un sorcier ou une sorcière doté de réels pouvoirs magiques était capturé, sa condamnation au bûcher n'avait aucun effet. Le condamné se contentait de jeter un simple sortilège de Gèle-Flamme, puis faisait semblant de se tordre de douleur dans l'apparente fournaise alors qu'en réalité, il n'éprouvait qu'une agréable sensation de chatouillis. Gwendoline la Fantasque, par exemple, était toujours ravie de se faire brûler vive, à tel point qu'elle s'arrangea pour être capturée quarante-sept fois sous divers déguisements.
Harry tint sa plume entre ses dents et glissa une main sous l'oreiller pour prendre une bouteille d'encre et un rouleau de parchemin. Avec des gestes lents et précautionneux, il dévissa le bouchon de la bouteille, trempa sa plume dans l'encre et se mit à écrire en s'arrêtant de temps à autre pour tendre l'oreille. Car si l'un des membres de la famille Dursley se rendait dans la salle de bains à cet instant et entendait au passage le grattement de la plume sur le parchemin, Harry avait toutes les chances de passer le reste de l'été enfermé dans le placard sous l'escalier.
C'était précisément à cause de la famille Dursley, domiciliée au 4, Privet Drive, que Harry n'avait jamais eu le loisir d'apprécier les vacances d'été. L'oncle Vernon, la tante Pétunia et leur fils Dudley étaient les seuls parents encore vivants de Harry. Ils appartenaient au monde des Moldus et avaient à l'égard de la magie une attitude très médiévale. Son père et sa mère, eux-mêmes sorciers, étaient morts depuis longtemps et jamais on n'évoquait leur souvenir sous le toit des Dursley. Pendant des années, la tante Pétunia et l'oncle Vernon avaient espéré qu'en tyrannisant Harry, ils parviendraient à détruire tout ce qu'il y avait de magique en lui. A leur grande fureur, leurs efforts s'étaient révélés vains et ils vivaient à présent dans la hantise qu'un jour, quelqu'un finisse par découvrir que, depuis deux ans, Harry suivait ses études au collège Poudlard, l'école de sorcellerie. Tout ce que pouvaient faire les Dursley, c'était lui interdire catégoriquement de parler aux voisins et mettre sous clé, dès le début des vacances, les grimoires, la baguette magique, le chaudron et le balai de Harry pour l'empêcher de s'en servir.
L'impossibilité de consulter ses livres compliquait la vie de Harry. car les professeurs du collège Poudlard lui avaient donné à faire de nombreux devoirs de vacances. Le plus difficile d'entre eux était destiné au professeur Rogue et avait pour sujet la potion de Ratatinage. Harry n'avait aucune sympathie pour le professeur Rogue. Celui-ci le lui rendait bien et il aurait été ravi de lui infliger une retenue d'un mois entier s'il ne lui apportait pas son devoir à la date prévue. Aussi Harry avait-il saisi l'occasion qui lui avait été offerte dès la première semaine de vacances. Pendant que l'oncle Vernon, la tante Pétunia et leur fils Dudley étaient sortis dans le jardin admirer la nouvelle voiture de l'oncle Vernon en s'extasiant bruyamment pour que tout le voisinage soit au courant, Harry s'était glissé au rez-de-chaussée, avait crocheté la serrure du placard sous l'escalier et pris quelques-uns de ses livres pour les cacher dans sa chambre. Du moment qu'il veillait à ne pas faire de taches d'encre sur les draps, les Dursley ne s'apercevraient jamais qu'il passait une partie de la nuit à étudier la magie.
Harry tenait à éviter tout conflit avec sa tante et son oncle. Leur humeur à son égard était déjà exécrable à cause d'un coup de téléphone qu'un de ses camarades sorciers lui avait donné au début des vacances.
Ron Weasley, un des meilleurs amis de Harry au collège Poudlard était né dans une famille qui ne comptait que des sorciers. Il savait donc beaucoup plus de choses que lui en matière de magie, mais n'avait en revanche jamais eu l'occasion de se servir d'un téléphone. Par malchance, c'était l'oncle Vernon qui avait décroché.
— Allô, Vernon Dursley, j'écoute.
Harry, qui se trouvait juste à côté, s'était figé sur place en entendant la voix de Ron s'élever du combiné.
— ALLO ? ALLO ? VOUS M'ENTENDEZ ? JE... VEUX... PARLER... À... HARRY POTTER !
Ron criait si fort que l'oncle Vernon avait sursauté en écartant vivement le combiné qu'il regardait avec une expression de fureur mêlée d'inquiétude.
— QUI PARLE ? avait-il rugi en direction de l'appareil. QUI ÊTES-VOUS ?
— RON... WEASLEY ! avait répondu Ron en hurlant comme si l'oncle Vernon et lui s'étaient trouvés aux deux extrémités d'un terrain de football. JE... SUIS... UN.. CAMARADE... D'ÉCOLE... DE... HARRY...
Les petits yeux de l'oncle Vernon s'étaient aussitôt tournés vers Harry, toujours pétrifié.
— IL N'Y A PAS DE HARRY POTTER, ICI ! avait-il tonné en tenant le combiné à bout de bras comme s'il avait eu peur de le voir exploser. JE NE SAIS PAS DE QUELLE ÉCOLE VOUS PARLEZ ! NE TÉLÉPHONEZ PLUS JAMAIS ICI ! NE VOUS APPROCHEZ JAMAIS DE MA FAMILLE !
Et il avait jeté le combiné sur son socle comme s'il s'était agi d'une araignée venimeuse.
Harry avait alors subi un des pires débordements de fureur qu'il eût jamais connus.
— COMMENT OSES-TU DONNER NOTRE NUMÉRO DE TÉLÉPHONE À DES GENS COMME... COMME TOI ! avait tempêté l'oncle Vernon en l'inondant de postillons.
De toute évidence, Ron s'était rendu compte qu'il avait attiré des ennuis à Harry car il n'avait plus rappelé. Hermione Granger, son autre meilleure amie, n'avait pas essayé de l'appeler. Harry se doutait que Ron lui avait conseillé de ne pas lui téléphoner et c'était bien dommage. Hermione, la meilleure élève de sa classe, avait en effet des parents moldus. Elle savait très bien se servir d'un téléphone et n'aurait jamais commis l'imprudence de dire qu'elle était une condisciple de Poudlard.
Ainsi, pendant cinq longues semaines, Harry n'avait eu aucune nouvelle de ses amis sorciers et ces vacances d'été se révélaient presque aussi détestables que celles de l'année dernière. Il n'y avait qu'une toute petite amélioration: après avoir juré qu'il ne l'utiliserait pas pour envoyer des lettres à ses amis, Harry avait été autorisé à laisser Hedwige, sa chouette, se promener librement la nuit. L'oncle Vernon avait fini par céder pour mettre fin au vacarme que faisait Hedwige lorsqu'elle restait enfermée trop longtemps dans sa cage.
Harry acheva de prendre ses notes sur Gwendoline la Fantasque et s'interrompit pour tendre à nouveau l'oreille. Seuls les lointains ronflements de Dudley, son énorme cousin, rompaient le silence qui régnait dans la maison. Il devait être très tard. Harry sentait dans ses yeux des picotements qui trahissaient sa fatigue et il estima préférable de finir son devoir le lendemain.
Il reboucha la bouteille d'encre, enveloppa sa lampe torche, son livre, son parchemin, sa plume et l'encre dans une vieille taie d'oreiller, se leva et alla cacher le tout sous une lame de parquet branlante dissimulée par son lit. Puis il se releva, s'étira et regarda l'heure sur le cadran lumineux de son réveil posé sur la table de nuit.
Il était une heure du matin. Harry sentit alors une étrange contraction dans son estomac. Depuis une heure, il avait treize ans et ne s'en était même pas aperçu.
Un autre trait inhabituel de la personnalité de Harry, c'était le peu d'enthousiasme qu'il ressentait à l'approche de son anniversaire. De sa vie, il n'avait jamais reçu une carte pour le lui souhaiter. Les deux dernières années, les Dursley n'avaient pas pris la peine de le fêter et il n'y avait aucune raison pour qu'ils s'en souviennent davantage cette année.
Harry traversa la pièce plongée dans l'obscurité. Il passa devant la cage vide d'Hedwige et alla ouvrir la fenêtre. Il s'appuya sur le rebord, appréciant la fraîcheur de l'air nocturne sur son visage, après tout ce temps passé sous les couvertures. Il y avait maintenant deux nuits qu'Hedwige n'était pas rentrée. Mais Harry n'était pas inquiet – il lui était déjà arrivé de s'absenter aussi longtemps. Il espérait cependant qu'elle serait bientôt de retour. Dans cette maison, c'était le seul être vivant qui n'avait pas un mouvement de recul en le voyant.
Bien qu'il fût encore petit et maigre pour son âge, Harry avait grandi de plusieurs centimètres au cours de l'année écoulée. Ses cheveux d'un noir de jais, eux, n'avaient pas changé: ils étaient toujours en bataille et restaient obstinément rétifs à tous ses efforts pour les coiffer. Derrière ses lunettes, ses yeux brillaient d'un vert étincelant et sur son front, parfaitement visible derrière une mèche de cheveux, se dessinait une mince cicatrice en forme d'éclair.
Davantage encore que tout le reste, cette cicatrice représentait ce qu'il y avait de plus extraordinaire chez Harry. Contrairement à ce que les Dursley avaient prétendu pendant dix ans, elle n'était pas un souvenir de l'accident de voiture qui avait tué ses parents, pour la bonne raison que Lily et James Potter n'étaient pas morts dans un accident de la route. Ils avaient été assassinés. Assassinés par le mage noir le plus redoutable qu'on ait connu depuis un siècle, Lord Voldemort. Harry, lui, avait survécu à l'attaque en s'en tirant avec cette simple cicatrice sur le front. Au lieu de le tuer, le sort que lui avait lancé Lord Voldemort s'était retourné contre son auteur et le sorcier maléfique avait dû prendre la fuite dans un état proche de la mort..."

 
 


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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 15:54 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 15:56 (2011)    Sujet du message: 3-Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban Répondre en citant

Extrait 2:

"En très peu de temps, la Défense contre les forces du Mal était devenue le cours préféré de la plupart des élèves. Seuls Drago Malefoy et sa bande de Serpentard trouvaient matière à critiquer le professeur Lupin.
— Regardez dans quel état sont ses vêtements, disait Malefoy à voix basse mais suffisamment fort pour se faire entendre lorsque Lupin passait devant lui. Il s'habille comme notre vieil elfe de maison.
Mais personne d'autre ne s'intéressait à l'état d'usure des robes du professeur Lupin. Les cours suivants se révélèrent tout aussi intéressants que le premier. Après les épouvantards, ils étudièrent les Chaporouges, d'horribles petites créatures semblables à des gobelins qui s'embusquaient dans tous les lieux où le sang avait coulé, les cachots des châteaux ou les champs de bataille désertés, attendant l'occasion d'assommer quiconque s'y perdait. Des Chaporouges, ils passèrent aux Kappas, de monstrueux habitants des eaux qui ressemblaient à des singes couverts d'écaillés avec des mains palmées avides d'étrangler les imprudents qui s'aventuraient dans leurs mares.
Harry aurait bien aimé prendre autant de plaisir à suivre l'enseignement des autres professeurs. Ce n'était pas le cas avec Rogue qui se montrait particulièrement hargneux, ces temps-ci, et tout le monde savait pourquoi. L'histoire de l'épouvantard qui avait pris l'aspect
de Rogue, affublé des vêtements de la grand-mère de Neville, s'était répandue dans toute l'école comme une traînée de poudre. Mais Rogue n'avait pas goûté la plaisanterie. Chaque fois que quelqu'un prononçait le nom du professeur Lupin, ses yeux lançaient des éclairs menaçants et jamais il ne s'était autant acharné sur Neville.
Harry appréhendait également les heures passées dans l'atmosphère étouffante de la tour où officiait le professeur Trelawney. Il en avait assez de déchiffrer la signification de formes bizarres et de symboles divers en essayant de rester indifférent aux regards embués de larmes que lui lançait le professeur Trelawney de ses yeux énormes. Bien qu'elle fût considérée par les autres élèves avec un respect qui confinait à la vénération, il n'arrivait pas à éprouver la moindre affection pour elle. Parvati Patil et Lavande Brown avaient pris l'habitude de passer l'heure du déjeuner en compagnie du professeur Trelawney, dans sa petite pièce du sommet de la tour nord, d'où elles revenaient en arborant l'air supérieur de ceux qui sont convaincus de savoir des choses que les autres ignoreront toujours. Elles avaient aussi la manie de parler à Harry à voix basse comme s'il était sur son lit de mort.
Personne n'aimait beaucoup la classe de Soins aux créatures magiques qui était devenue très ennuyeuse après l'épisode mouvementé du premier jour. Hagrid semblait avoir perdu confiance en lui. Les élèves passaient désormais tous les cours à s'occuper de Veracrasses qui comptaient parmi les créatures les plus assommantes qu'on puisse imaginer.
— Qui donc peut bien s'intéresser à des animaux pareils ? dit Ron après avoir passé encore une heure à enfoncer de la laitue hachée dans le gosier gluant de quelques Veracrasses.
Au début du mois d'octobre, cependant, Harry eut enfin un grand sujet de satisfaction: la saison de Quidditch approchait et Olivier Dubois, le capitaine de l'équipe de Gryffondor, convoqua les joueurs un jeudi soir pour préparer leur nouvelle stratégie.
Il y avait sept joueurs dans une équipe de Quidditch: trois Poursuiveurs, chargés de marquer des buts en faisant passer le Souafle (une balle rouge de la taille d'un ballon de football) à travers un des anneaux fixés au sommet de poteaux de quinze mètres de hauteur plantés à chaque extrémité du terrain; deux Batteurs, équipés de grosses battes, avaient pour tâche d'éloigner les Cognards (deux lourdes balles noires qui attaquaient violemment les joueurs); un Gardien qui défendait les buts et un Attrapeur qui devait attraper le Vif d'or, une balle minuscule et pourvue d'ailes, de la taille d'une noix. L'Attrapeur qui parvenait à s'en saisir mettait fin au match et faisait gagner à son équipe cent cinquante points supplémentaires.
Olivier Dubois, un garçon de dix-sept ans à la silhouette massive, était en septième et dernière année d'études à Poudlard. Il y avait quelque chose de désespéré dans le son de sa voix lorsqu'il s'adressa aux six autres joueurs de l'équipe dans les vestiaires glacés du terrain de Quidditch.
— Cette fois, c'est notre dernière chance – ma dernière chance – de remporter la coupe de Quidditch, leur dit-il en faisant les cent pas devant eux. Je quitte définitivement l'école à la fin de l'année. Je n'aurai donc plus jamais d'autre occasion. Il y a maintenant sept ans que Gryffondor n'a plus gagné la coupe. Nous avons eu toute la malchance du monde – des blessures, l'annulation du tournoi l'année dernière...
Dubois s'interrompit, comme si ces souvenirs lui serraient encore la gorge.
— Mais nous savons aussi que nous sommes indiscutablement la meilleure équipe de l'école, reprit-il en tapant du poing dans la paume de sa main, une lueur un peu folle dans le regard.
— Nous avons trois superbes Poursuiveurs.
Dubois montra Alicia Spinnet, Angelina Johnson et Katie Bell.
— Nous avons deux Batteurs imbattables.
— Arrête, Olivier, tu vas nous faire rougir, répondirent en choeur Fred et George Weasley.
— Et nous avons un Attrapeur qui nous fait toujours gagner ! continua Dubois en regardant Harry avec orgueil. Et puis, il y a moi, ajouta-t-il après un instant de réflexion.
— Toi aussi, tu es très bon, dit George.
— Remarquable Gardien, approuva Fred.
— La coupe de Quidditch aurait dû porter notre nom ces deux dernières années, poursuivit Dubois en recommençant à faire les cent pas. Dès que Harry a rejoint notre équipe, j'ai pensé que ce serait dans la poche. Mais le fait est que nous n'avons pas gagné et que c'est notre dernière chance cette année d'y graver enfin le nom de notre équipe...
Dubois avait l'air si accablé que même Fred et George semblaient compatir.
— Olivier, cette année sera la bonne, dit Fred.
— On y arrivera, Olivier ! assura Angelina.
— C'est sûr et certain, ajouta Harry.
Décidée à vaincre, l'équipe commença les séances d'entraînement trois soirs par semaine. Les jours raccourcissaient, le temps devenait plus froid et plus humide, mais ni la boue, ni la pluie, ni le vent ne pouvaient décourager Harry: il voyait déjà l'énorme coupe d'argent couronner leurs efforts.
Un soir, après l'entraînement, Harry retourna dans la tour de Gryffondor, glacé et courbatu mais content du travail de l'équipe. Lorsqu'il entra dans la salle commune, il trouva ses camarades en proie à une agitation fébrile.
— Qu'est-ce qui se passe ? demanda-t-il à Ron et à Hermione qui étaient assis auprès du feu, dans deux des meilleurs fauteuils, et s'appliquaient à dessiner une carte du ciel.
— Premier week-end à Pré-au-lard, répondit Ron en montrant une note d'information épinglée au tableau d'affichage. Fin octobre, pour Halloween.
— Parfait, dit Fred qui était entré dans la salle derrière Harry. Il faut que j'aille faire un tour chez Zonko, je n'ai presque plus de boules puantes.
Harry se laissa tomber dans un fauteuil à côté de Ron, son allégresse quelque peu refroidie. Hermione semblait lire dans ses pensées.
— Harry, je suis sûre que toi aussi, tu pourras y aller la fois d'après, dit-elle. Ils vont sûrement attraper Black bientôt, il a déjà été repéré.
— Black n'est pas assez idiot pour tenter quelque chose à Pré-au-lard, dit Ron. Demande à McGonagall si tu peux y aller tout de suite, sinon, tu risques d'attendre encore longtemps.
— Ron ! s'indigna Hermione. Harry doit rester à l'intérieur de l'école.
— Il ne va quand même pas être le seul à ne pas venir, dit Ron. Demande à McGonagall, Harry.
— Oui, je crois que c'est ce que je vais faire, dit Harry d'un ton décidé.
Hermione ouvrit la bouche pour lui répondre mais, au même moment, Pattenrond lui sauta sur les genoux. Il tenait dans sa gueule une grosse araignée morte.
— Est-ce qu'il faut vraiment qu'il vienne manger ça sous notre nez ? dit Ron avec une grimace.
— Bravo, Pattenrond, dit Hermione, tu l'as attrapée tout seul ?
Pattenrond mastiqua lentement l'araignée, ses yeux jaunes fixés sur Ron d'un air insolent.
— Arrange-toi simplement pour qu'il reste sur tes genoux, dit Ron d'un ton grincheux en se penchant à nouveau sur sa carte du ciel. Croûtard dort dans mon sac.
Harry bâilla. Il avait très envie de se coucher mais il avait sa propre carte du ciel à dessiner. Il prit son sac, en sortit un parchemin, de l'encre et une plume, puis se mit au travail.
— Tu peux copier la mienne, si tu veux, proposa Ron.
Il inscrivit le nom de sa dernière étoile en l'agrémentant d'une fioriture et poussa la carte vers Harry. Hermione, qui n'aimait pas que l'on copie, pinça les lèvres mais s'abstint de tout commentaire.
Pattenrond continuait de fixer Ron. Le bout de sa grosse queue touffue remuait régulièrement. Soudain, sans le moindre avertissement, il fit un bond en avant.
— ATTENTION ! s'écria Ron en saisissant son sac au moment où Pattenrond s'y agrippait de toutes ses griffes et commençait à le déchirer. VA-T'EN, STUPIDE ANIMAL !
Ron essaya d'arracher le sac des pattes du chat, mais Pattenrond s'y cramponnait de toutes ses forces en crachant et en déchirant le tissu.
— Ron, arrête, tu vas lui faire mal ! s'exclama Hermione. Tous les regards étaient braqués sur eux, à présent. Ron secoua frénétiquement le sac sans réussir à faire lâcher prise au chat et Croûtard s'échappa d'un bond.
— ATTRAPE CE CHAT ! hurla Ron tandis que Pattenrond se lançait à la poursuite du rat terrifié.
George Weasley plongea sur Pattenrond, mais le manqua. Croûtard se faufila entre les pieds des élèves et courut se réfugier sous une commode, suivi par le chat qui s'arrêta dans une glissade et essaya de l'attraper en donnant de grands coups de patte sous le meuble.
Ron et Hermione se précipitèrent. Hermione attrapa Pattenrond et le prit dans ses bras tandis que Ron se jetait à plat ventre et parvenait à grand-peine à tirer son rat par la queue.
— Regarde ça ! dit-il avec fureur en agitant Croûtard sous le nez d'Hermione. Il n'a plus que la peau sur les os ! Empêche ton chat de le martyriser !
— Ce pauvre Pattenrond ne comprend pas que ce n'est pas bien, répondit Hermione d'une voix tremblante. Tous les chats courent après les rats !
— Il est bizarre, ton animal ! dit Ron en s'efforçant de faire rentrer dans sa poche son rat qui ne cessait de gigoter. Il a compris quand j'ai dit que Croûtard était dans mon sac !
— Tu racontes des bêtises, répliqua Hermione, agacée. Pattenrond a senti son odeur, voilà tout...
— Ce chat en veut à Croûtard ! dit Ron sans prêter attention aux autres élèves qui pouffaient de rire autour de lui. Mais Croûtard était là avant lui et en plus, il est malade !
Furieux, Ron traversa à grands pas la salle commune et disparut dans l'escalier qui menait au dortoir des garçons.
Le lendemain, Ron n'avait toujours pas pardonné à Hermione. Il lui adressa à peine la parole pendant le cours de Botanique alors qu'il travaillait à la même table qu'elle, en compagnie de Harry."

 
 


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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 15:58 (2011)    Sujet du message: 3-Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban Répondre en citant

Extrait 3:

"Harry savait qu'Hermione n'avait eu que de bonnes intentions en agissant ainsi, mais il ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir. Pendant quelques heures, il avait été l'heureux propriétaire du meilleur balai du monde et à présent, à cause d'elle, il ne savait plus s'il le reverrait un jour. Il était absolument sûr que l'Éclair de Feu fonctionnait à merveille, mais dans quel état serait-il après avoir subi toute une série de contre-sorts ?
Ron aussi était furieux contre Hermione. Pour lui, démonter un Éclair de Feu flambant neuf constituait un véritable sacrilège. Hermione, convaincue d'avoir agi pour le mieux, évita désormais la salle commune. Harry et Ron pensèrent qu'elle avait dû se réfugier dans la bibliothèque et n'essayèrent pas d'aller la chercher. Finalement, ils ne furent pas mécontents de voir revenir les autres élèves de l'école, quelques jours après le nouvel an. Très vite, la tour de Gryffondor retrouva sa foule et son agitation habituelles.
Dubois vint voir Harry la veille de la rentrée.
— Tu as passé un bon Noël ? demanda-t-il.
Puis, sans attendre la réponse, il s'assit et ajouta à voix basse:
— J'ai réfléchi pendant les vacances. Après ce qui s'est passé le jour du dernier match, tu comprends... Si les Détraqueurs reviennent pendant le prochain... On ne peut pas se permettre de... enfin...
Dubois s'interrompit, mal à l'aise.
— Je suis en train de faire quelque chose pour que ça s'arrange, répondit précipitamment Harry. Le professeur Lupin a dit qu'il allait m'entraîner à repousser les Détraqueurs. On devrait commencer cette semaine. Il m'a dit qu'il aurait du temps après Noël.
— Ah ! s'exclama Dubois, le regard soudain plus clair. Dans ce cas... Tu sais, je ne voudrais pas te perdre comme Attrapeur, Harry... Tu as commandé un nouveau balai ?
— Non, dit Harry.
— Quoi ? Il faudrait te dépêcher. Tu ne peux quand même pas monter cette vieille Étoile filante dans le match contre Serdaigle !
— Il a reçu un Éclair de Feu pour Noël, dit Ron.
— Un Éclair de Feu ? Non ! Tu plaisantes ? Un... un vrai Éclair de Feu ?
— Ne t'énerve pas, Olivier, dit sombrement Harry. Je ne l'ai plus. Il a été confisqué.
Il lui raconta alors toute l'histoire.
— Le balai aurait été ensorcelé ? s'étonna Dubois. Qui aurait fait ça ?
— Sirius Black, répondit Harry d'une voix lasse. Il paraît qu'il veut ma peau. Et McGonagall pense que c'est peut-être lui qui me l'a envoyé.
— Mais Black n'aurait jamais pu acheter un Éclair de Feu ! Il est en fuite et tout le pays est à ses trousses ! Comment veux-tu qu'il entre dans un magasin pour acheter un balai ?
— Je sais, répondit Harry, mais McGonagall insiste pour qu'il soit entièrement démonté.
Dubois pâlit.
— Je vais aller lui parler, Harry, promit-il. Je vais la raisonner... Un Éclair de Feu... Un véritable Éclair de Feu dans notre équipe... Elle souhaite la victoire de Gryffondor autant que nous... Je vais la convaincre... Un Éclair de Feu...
Les cours reprirent le lendemain. Passer deux heures dans le parc par une matinée glaciale de janvier n'avait rien de très séduisant, mais Hagrid avait eu l'idée de divertir ses élèves en allumant un feu de joie plein de salamandres. La classe, plus amusante qu'à l'ordinaire, consista à ramasser du bois sec et des feuilles pour entretenir les flammes, à la plus grande joie des reptiles qui se délectaient à courir et sauter sur le tas de bûches brûlantes. En revanche, le premier cours de Divination du nouveau trimestre se révéla beaucoup moins réjouissant; le professeur Trelawney leur apprenait à présent à lire les lignes de la main et elle ne tarda guère à informer Harry qu'il possédait la ligne de vie la plus courte qu'elle eût jamais vue.
Harry avait hâte de retourner en classe de Défense contre les forces du Mal. Après sa conversation avec Dubois, il voulait apprendre le plus vite possible à se défendre contre les Détraqueurs.
— Ah oui, dit Lupin, lorsque Harry vint le voir à la fin du cours pour lui rappeler sa promesse. Voyons... huit heures du soir, jeudi, ça vous convient ? La salle d'Histoire de la magie devrait être suffisamment grande... Il faut que je réfléchisse à la façon dont nous allons nous y prendre... Nous ne pouvons pas faire venir un vrai Détraqueur au château pour nous entraîner...
— Il a toujours mauvaise mine, tu ne trouves pas ? dit Ron sur le chemin de la Grande Salle où ils se rendaient pour aller dîner. Qu'est-ce qu'il a, à ton avis ?
— Non, mais vraiment ! lança quelqu'un derrière eux. C'était Hermione. Elle était assise au pied d'une armure et rangeait des livres dans son sac plein à craquer qu'elle n'arrivait pas à refermer.
— Non, mais vraiment quoi ? dit Ron avec mauvaise humeur.
— Rien, dit Hermione d'un ton hautain en hissant son sac sur son épaule.
— Pourquoi tu dis: « Non, mais vraiment ! » au moment où je me demande ce qu'a Lupin...
— C'est évident, non ? répliqua Hermione avec une expression exaspérante de supériorité.
— Si tu ne veux rien nous dire, ne dis rien ! grogna Ron.
— Très bien, dit Hermione d'un air dédaigneux en s'éloignant dans le couloir.
— Elle n'en sait pas plus que nous, dit Ron. Elle voudrait simplement qu'on recommence à lui parler.
A huit heures le jeudi soir, Harry quitta la tour de Gryffondor pour se rendre dans la salle d'Histoire de la magie. Lorsqu'il arriva, la salle était vide et plongée dans l'obscurité. Il alluma les lampes d'un coup de baguette magique et attendit. Cinq minutes plus tard, le professeur Lupin entra dans la classe avec une grande caisse en bois qu'il posa sur le bureau.
— Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda Harry.
— Un autre épouvantard, répondit Lupin en enlevant sa cape. J'en ai cherché dans tout le château depuis mardi dernier et heureusement, j'ai fini par en trouver un dans l'armoire de Rusard. C'est ce qui peut se rapprocher le plus d'un vrai Détraqueur. Quand il vous verra, l'épouvantard va prendre l'aspect d'un Détraqueur et nous pourrons donc nous entraîner sur lui. Quand on ne s'en servira pas, je le garderai dans mon bureau.
— D'accord, dit Harry en essayant de cacher son appréhension.
Le professeur Lupin sortit sa baguette magique et fit signe à Harry d'en faire autant.
— Le sortilège que je vais vous enseigner, Harry, est un acte de magie très avancée qui dépasse de très loin le niveau de la Sorcellerie de premier cycle. On l'appelle le sortilège du Patronus.
— Comment ça marche ? demanda Harry avec inquiétude.
— Si le sortilège se déroule normalement, vous verrez apparaître un Patronus, c'est-à-dire une sorte d'anti-Détraqueur, un protecteur qui jouera le rôle de bouclier entre vous et le Détraqueur.
Harry s'imagina blotti derrière un être de la taille de Hagrid brandissant une énorme massue.
— Le Patronus, poursuivit le professeur Lupin, représente une force positive, une projection de tout ce qui sert de nourriture aux Détraqueurs – l'espoir, le bonheur, le désir de vivre – mais, à l'inverse des humains, le Patronus ne peut pas ressentir de désespoir et le Détraqueur ne peut donc pas lui faire de mal. Je dois cependant vous avertir, Harry, que ce sortilège est peut-être trop complexe pour vous. De nombreux sorciers hautement qualifiés ont des difficultés à le mettre en pratique.
— A quoi ressemble un Patronus ? demanda Harry.
— Chacun est unique. Il change de forme selon le sorcier qui le fait apparaître.
— Et comment le fait-on apparaître ?
— En prononçant une incantation qui ne produira son effet que si vous vous concentrez de toutes vos forces sur un souvenir particulièrement heureux.
Harry chercha les souvenirs les plus heureux de sa vie. De toute évidence, rien de ce qui lui était arrivé chez les Dursley ne pouvait en faire partie. Après un moment de réflexion, il choisit le premier jour où il s'était envolé sur un balai.
— Je suis prêt, dit-il en s'efforçant de se rappeler le plus précisément possible la merveilleuse sensation qu'il avait éprouvée quand il s'était élevé pour la première fois dans les airs.
— Voici l'incantation qu'il faut prononcer. Lupin s'éclaircit la gorge et dit: Spero patronum !
— Spero patronum, répéta Harry à mi-voix. Spero patronum.
— Vous êtes bien concentré sur votre souvenir ?
— Oh, oui, répondit Harry en ramenant ses pensées sur ce premier vol en balai. Spero patrono... non, patronum, excusez-moi... spero patronum, spero patronum...
Quelque chose jaillit alors de l'extrémité de sa baguette magique, comme une fumée argentée.
— Vous avez vu ? s'exclama Harry, enthousiaste. Ça a marché !
— Très bien, dit Lupin en souriant, vous êtes prêt à essayer sur un Détraqueur ?
— Oui, dit Harry, la main crispée sur sa baguette.
Il essaya de se concentrer sur le vol du balai, mais quelque chose d'autre essayait de détourner son attention.. A tout instant, la voix de sa mère pouvait à nouveau retentir dans sa tête... Mais il ne devait surtout pas y penser, sinon, il l'entendrait vraiment et il ne le voulait surtout pas... Ou peut-être qu'il le souhaitait malgré lui ?
Lupin saisit le couvercle de la caisse et le souleva.
Aussitôt, un Détraqueur s'éleva lentement, la tête dissimulée sous une cagoule, une main luisante, putréfiée, serrant sa cape. Les lampes qui éclairaient la classe vacillèrent puis s'éteignirent. Le Détraqueur sortit de la caisse en bois et s'avança lentement vers Harry. Celui-ci entendit le bruit caractéristique de sa respiration, semblable à un râle, tandis qu'une vague glacée se répandait dans tout son corps.
— Spero patronum ! hurla Harry. Spero patronum ! Spero...
Mais le Détraqueur et toute la salle autour de lui semblaient se dissoudre... Harry se sentit une nouvelle fois happé par un brouillard blanc et épais. La voix de sa mère, plus puissante que jamais, résonna dans sa tête...
— Non, pas Harry ! Je vous en supplie... Je ferai ce que vous voudrez...
— Pousse-toi, idiote, allez, pousse-toi...
— Harry !
Harry reprit brusquement conscience. Il était étendu sur le plancher et les lampes s'étaient rallumées dans la classe. Il était inutile de demander ce qui s'était passé.
— Désolé, murmura-t-il en se redressant, le visage ruisselant d'une sueur froide.
— Vous vous sentez bien ? demanda Lupin.
— Oui...
Harry se releva en s'accrochant à l'une des tables et s'appuya dessus pour se maintenir debout
— Tenez... Lupin lui donna un Chocogrenouille.
— Mangez ça, ensuite, on recommencera, dit-il. Je ne m'attendais pas à ce que vous réussissiez du premier coup. J'aurais même été stupéfait si ça avait été le cas.
— C'est de pire en pire, marmonna Harry en croquant la tête de la grenouille. Cette fois, j'entendais ma mère encore plus fort... et lui aussi... Voldemort... Lupin sembla encore plus pâle que d'habitude.
— Harry, si vous préférez arrêter là, je le comprendrai très bien..."

 
 


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 02:47 (2017)    Sujet du message: 3-Harry Potter et le Prisonnier d'Azkaban

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