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Les débuts de la Renaissance

 
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Fouad
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MessagePosté le: Mar 31 Mai - 18:05 (2011)    Sujet du message: Les débuts de la Renaissance Répondre en citant

  1. Les  débuts de la renaissance          



  • Survivances médiévales


            La Renaissance, puissant mouvement de rénovation des arts et des lettres fondé sur le retour à la culture antique, est assurément une révolution intellectuelle et morale. Mais elle n’a pas, du jour au lendemain, tout transformé. Lorsque les hommes de la Renaissance affirmaient leur de rompre avec le passé proche, ils se montraient ingrats envers le moyen âge, qui n’est pas une époque de ténèbres et auquel ils doivent beaucoup.
      Les grands rhétoriqueurs forment le lien le plus visible entre la littérature du moyen âge et celle du 16ème siècle. Le rhétoriqueur Lemaire de Belges a des gouts d’humaniste. Ovide et Stace lui sont familiers. Dans ses Illustrations de Gaule, il rattache les rois de France à la lignée des héros troyens, comme Virgile l’avait fait pour les fondateurs de Rome. Ronsard, si dédaigneux envers ses devanciers, s’est inspiré de lui dans la Franciade. Les écrivains de la Renaissance ont bien d’autres points de contacts avec les rhétoriqueurs. Rabelais fréquente et estime le rhétoriqueur poitevin Jean Bouchet. Clément Marot a été formé à la poésie par des rhétoriqueurs au nombre desquels se trouve Jean Marot, son père, et il ne les reniera jamais. Le poète Mellin de Saint-Gelais, le plus illustre des marotiques, est le neveu d’un rhétoriqueur, Octavien de Saint-Gelais. Il représente en face Ronsard et de la pléiade les partisans d’une poésie encore proche de la tradition. Le prestige de cette poésie ne décline que lentement. Thomas Sebillet, qui n’est pourtant pas un esprit rétrograde, réserve dans son Art poétique une place importante aux genres à forme fixe, dont la pléiade ne voudra plus.
      La verve comique du moyen âge est répandue inégalement mais universellement dans toute la littérature de la Renaissance. Elle s’y manifeste par une certaine rudesse gaillarde, par la liberté du langage, la violence des propos. Cette forme d’inspiration qui se rencontre jusque chez les poètes, par exemple chez Ronsard, s’épanouit surtout chez les conteurs. Rabelais est le plus grand de tous. Mais d’autres noms méritent d’être retenus : BONAVENTURE Des PERIERS, familier de Marguerite de Navarre, Noel Du Fail dont les Propos rustiques et les Baliverneries laissent transparaitre, sous leur réalisme facétieux, une aimable philosophie de la nature. L’Heptaméron de Marguerite de Navarre fait partie de cette littérature gaie.
       Le 16ème siècle voit refleurir le récit d’aventures. Pour s’assurer des ressources, les premiers imprimeurs, dés la fin du 15ème siècle, avaient eu l’idée de publier des remaniements en prose de romans médiévaux. Sous l’influence de ces publications, les mœurs chevaleresques connaissent un regain de faveur. Herberay  des Essarts, exploitant cette mode, fait paraitre de 1540 à 1548 son Amadis de Gaule, qui remporte un succès prodigieux. Cette œuvre est la traduction d’un ensemble épique composé au 14ème siècle par divers auteurs hispano-portugais et inspiré de nos vieux romans arthuriens. Des suites sont données à l’œuvre d’Herberay des Essarts. Ainsi se constitue le cycle des Amadis.                                   


      
·      L’influence italienne


          L’exemple de l’Italie a joué un rôle déterminant dans le développement de la Renaissance française. En Italie, la Renaissance artistique et littéraire avait commencé dès le 13ème siècle. Pétrarque, au milieu du siècle suivant, avait donné une impulsion décisive à l’humanisme. A la suite des guerres d’Italie, qui commencent en 1494, les contacts entre les deux pays se multiplient. De leurs séjours en Italie, les français rapportent un sentiment plus exigeant de la beauté artistique. Leurs mœurs, leur pensée, leur littérature se pénètrent d’influence italienne. Pour régler leur conduite à la cour, ils s’inspirent du livre de Balthazar Castiglione, Il Cortegiano (le courtisan). Ils font des emprunts à la langue italienne : deux cents mots environ, qui resteront en usage.
       
         Auprès des italiens, ils prennent des leçons d’humanisme. Marot et Rabelais ont fait en Italie des séjours extrêmement enrichissants. C’est d’Italie que nous est venue la mode du platonisme, doctrine mi-chrétienne, mi-profane, selon laquelle l’amour terrestre est le premier degré d’une ascension qui doit conduire à la contemplation de la beauté divine. Exposée d’abord par Pétrarque sous une forme poétique, cette doctrine avait été reprise au 15ème siècle par Marsile Ficin, Pic de la Mirandole et les autres savants de l’Académie platonicienne de Florence. Elle est en honneur à la cour de Marguerite de Navarre. Elle suscite l’adhésion enthousiaste des poètes de l’école lyonnaise. Elle inspire à l’un d’entre eux, Antoine Héroët, un recueil justement célèbre, La Parfaite Amie. Elle affleure constamment chez les poètes de la pléiade.
  
         L’imitation des écrivains italiens d’abord pratiquée assez timidement s’intensifie vers 1530. Rabelais, pour son Gargantua, fait des emprunts aux épopées burlesques de Pulci (Morgante maggiore) et de Merlin Coccaie (Macaronée). Marguerite de Navarre, dans l’Heptaméron, prend Boccace pour modèle. Quant aux poètes, ils vont bientôt se mettre à piller systématiquement les italiens du « trecento » (14ème siècle) et du « quattrocento » (15ème siècle). 
  

  •         l'Humanisme
         
           L’Humanisme est un courant culturel européen qui s'est développé à la Renaissance.  Renouant avec la civilisation gréco-latine, les intellectuels de l'époque manifestent un vif appétit de savoir (philologie notamment). Considérant que l’Homme est en possession de capacités intellectuelles potentiellement illimitées, ils considèrent la quête du savoir et la maîtrise des diverses disciplines comme nécessaires au bon usage de ces facultés. Ils prônent la vulgarisation de tous les savoirs, même religieux : la parole divine doit être accessible à toute personne, quelles que soient ses origines ou sa langue (traduction de la Bible en langue vernaculaire par Érasme en 1516).  
         Ainsi, cet humanisme vise à diffuser plus clairement le patrimoine culturel, y compris le message religieux. Cependant l’individu, correctement instruit, reste libre et pleinement responsable de ses actes dans la croyance de son choix. Les notions de liberté (ce que l'on appelle le « libre arbitre »), de tolérance, d’indépendance, d’ouverture et de curiosité sont de ce fait indissociables de la théorie humaniste classique.  
Par extension, on désigne par « humanisme » toute pensée qui met au premier plan de ses préoccupations le développement des qualités essentielles de l'être humain. Une vaste catégorie de philosophies portant sur l'éthique affirme la dignité et la valeur de tous les individus, fondée sur la capacité de déterminer le bien et le mal par le recours à des qualités humaines universelles, en particulier la rationalité. L'humanisme implique un engagement à la recherche de la vérité et de la moralité par l'intermédiaire des moyens humains, en particulier les sciences, en solidarité avec l'humanité. En mettant l'accent sur la capacité d'auto-détermination, l'humanisme rejette la validité des justifications transcendantes, comme une dépendance à l'égard de la croyance sans raison, du surnaturel, ou de textes présentés comme d'origine divine. Les humanistes supportent une morale universelle fondée sur la communauté de la condition humaine. L'humanisme est intégré comme composante dans une variété de systèmes philosophiques plus spécifiques et dans plusieurs écoles de pensée religieuse.  
  
  
  
  

_________________
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MessagePosté le: Mar 31 Mai - 18:05 (2011)    Sujet du message: Publicité

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