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Les poétes symbolistes

 
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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 15:18 (2011)    Sujet du message: Les poétes symbolistes Répondre en citant

Charles Van Lerberghe 
    Charles Van Lerberghe, né à Gand le 21 octobre 1861 et mort à Bruxelles le 26 octobre 1907, est un poète et écrivain symboliste belge francophone. Charles Van Lerberghe provenait d'une famille bourgeoise de Gand. Son père et sa mère étant morts alors qu'il n'était encore qu'un enfant, Charles Van Lerberghe est confié à un tuteur légal.
    « En septembre 1867, Charles Van Lerberghe entre à l'Institut Saint-Amand. Il y suit les cours élémentaires (5e, 4e et 3e). En août 1870, l'enfant est inscrit au collège Sainte-Barbe. D'après Albert Mockel, c'est pour des raisons de santé que ses études sont interrompues en 1871. La mère du poète meurt le 19 septembre 1872. Le tuteur de l'enfant, Désiré van den Hove, est un oncle de Maeterlinck (...) En 1875, le voici, à nouveau, au collège Sainte-Barbe, avec deux compagnons : Maurice Maeterlinck et Grégoire Le Roy. » (in Charles Van Lerberghe, Hubert Juin, Poètes d'aujourd'hui, n° 186, éd. Pierre Seghers, Paris, 1969.
     Son œuvre la plus connue est La Chanson d'Ève (1904). Dix poèmes ont été mis en musique dans un cycle de mélodies op.95 par Gabriel Fauré et six poèmes par Paul Lacombe édités chez Hayet en 1909.
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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 15:18 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 16:13 (2011)    Sujet du message: Léon-Paul Fargue Répondre en citant

Léon-Paul Frague 
 
    Léon-Paul Fargue, né le 4 mars 1876 à Paris où il est mort le 24 novembre 1947, est un poète et écrivain français.  
   Fils naturel d'un ingénieur issu de l'École centrale et d'une modeste couturière, Fargue ne fut reconnu par son père que très tardivement. Cette circonstance influa notablement sur son existence, et pourrait être à l'origine de sa mélancolie chronique et de sa sensibilité exacerbée.  
Après des études secondaires brillantes au lycée Rollin, où il a des professeurs prestigieux, parmi lesquels Mallarmé, Émile Faguet et Valentin Parisot, il entre au même moment qu'Alfred Jarry en khâgne au lycée Henri-IV, où il suit les cours de Bergson. Il déçoit les attentes de sa famille, qui le voulait normalien, pour choisir l'oisiveté : sensible à la peinture et au piano, il est passionné par la poésie.  
 
     Il s'introduit rapidement dans les salons littéraires, notamment, grâce à Henri de Régnier, aux « mardis » de Mallarmé, où il rencontre l'élite intellectuelle et artistique du début du siècle, Paul Valéry, Marcel Schwob, Paul Claudel, Claude Debussy, André Gide. Il est membre de la Société des Apaches et se lie d'amitié avec Maurice Ravel, qui met plus tard en musique son poème Rêves (1929).  
 
     Il fonde avec Larbaud et Valéry la revue Commerce.  
Après quelques poèmes publiés en 1894, il donne Tancrède en 1895 (incipit : « Il était plusieurs fois un jeune homme si beau que les femmes voulaient expressément qu'il écrivît. »), puis Poèmes en 1912 et Pour la musique en 1914.  
 
    Fargue s'exprime le plus souvent en vers libres, voire en prose, dans un langage plein de tendresse et de tristesse, sur des sujets simples, parfois cocasses (on l'a parfois comparé au photographe Robert Doisneau), plus rarement absolument onirique (voir Vulturne en 1928 cependant). Parisien amoureux de sa ville (D'après Paris, 1932 ; Le Piéton de Paris, 1939), il écrit aussi la solitude oppressante et noyée de nuit et d'alcool (Haute solitude, 1941). Il est également un chroniqueur étincelant de la société parisienne (Refuges, Déjeuners de soleil, 1942, ou encore La lanterne magique 1944). Il est frappé d'hémiplégie en 1943 et meurt en 1947 à Montparnasse, au domicile de sa femme, le peintre Chériane, sans avoir cessé d'écrire cependant.  
Il était devenu membre de l'Académie Mallarmé en 1937.  

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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 16:23 (2011)    Sujet du message: Remy de Gourmont Répondre en citant

Remy de Gourmont 
 
      Remy de Gourmont, né au manoir de la Motte à Bazoches-au-Houlme, près d'Argentan (Orne), le 4 avril 1858 et mort à Paris le 27 septembre 1915, est un écrivain français, à la fois romancier, journaliste et critique d'art, proche des symbolistes. 
Remy de Gourmont est issu d'une ancienne famille originaire du Cotentin, dont une branche s'est établie à Paris au XVIe siècle pour y fonder une maison d'édition qui publia des livres et surtout de nombreuses estampes et gravures. Il est le fils du comte Auguste-Marie de Gourmont et de la comtesse, née Mathilde de Montfort. 
En 1866, la famille s'installe au manoir du Mesnil-Villeman, près de Villedieu (Manche). Remy de Gourmont est interne au lycée de Coutances de 1868 à 1876. C'est un excellent élève, même si on lui trouve trop d'imagination. 
      En 1876, il s'installe à Caen, 46 rue Écuyère, et entreprend des études de Droit. Ayant obtenu en 1879 son diplôme de bachelier en droit, il s'installe à Paris, d'abord rue Richer, puis peu après 41 rue d'Hauteville. 
     En novembre 1881, il obtient un emploi d'attaché à la Bibliothèque nationale. Il commence à collaborer à des périodiques catholiques tels que Le Monde ou Le Contemporain. 
     Entre 1882 et 1886, il publie divers ouvrages de vulgarisation historique mais c'est avec un roman, Merlette (1886), dont l'action est située dans le pays de son enfance, entre Villedieu et Avranches, qu'il fait véritablement ses débuts littéraires ; l'ouvrage est accueilli avec indifférence. 
     En cette même année 1886, Remy de Gourmont, qui s'était jusqu'alors surtout intéressé à l'histoire et à la littérature ancienne, découvre les nouvelles recherches esthétiques de son temps à travers la revue La Vogue de Gustave Kahn. 
Il fait également la connaissance de Berthe de Courrière, modèle et légataire universelle du sculpteur Auguste Clésinger, sur lequel elle commande une étude au jeune auteur qui ne tarde pas à devenir son amant. Elle lui inspire des lettres passionnées, rédigées au long de l'année 1887 et qui seront publiées à titre posthume sous le titre Lettres à Sixtine (1921). Il s'installe chez elle, 71 rue des Saints-Pères, et y vivra jusqu'à sa mort en 1915. 
Berthe de Courrière restera toujours dévouée à Remy de Gourmont. Elle inspire son roman Sixtine (1890), qui s'accorde parfaitement avec la sensibilité multiple de son temps, et qu'il dédie à Villiers de l'Isle-Adam, dont il a fait la connaissance à la Bibliothèque nationale et qui est devenu son ami. 
    À la même époque, il se lie avec Joris-Karl Huysmans, qui sera le dédicataire du Latin mystique (1892) et s'inspirera de Berthe de Courrière dans son roman Là-bas, et fréquente les lundis de Stéphane Mallarmé, rue de Rome. 
    En 1889, Remy de Gourmont est, avec Alfred Vallette, Louis Dumur, Ernest Raynaud, Jules Renard, Albert Samain, au nombre des fondateurs du Mercure de France, auquel il collaborera pendant vingt-cinq ans. Cette collaboration marquera profondément la personnalité de la revue, à laquelle le nom de Gourmont reste indissolublement lié. En avril 1891, il y publie un article intitulé "Le Joujou Patriotisme" dans lequel il soutient que les affinités artistiques et culturelles profondes entre la France et l'Allemagne, qui devraient amener un rapprochement des deux pays, sont contrariées par les passions nationalistes ; le ton dédaigneux de l'article – davantage sans doute que la thèse elle-même – suscite une polémique qui lui vaut d'être révoqué de la Bibliothèque nationale et lui ferme les colonnes de la majeure partie de la grande presse, malgré les efforts de son défenseur Octave Mirbeau, qui parvient tout de même à le faire entrer au Journal. 
     Vers la même époque, Gourmont est atteint par une forme de lupus dont la progression ne peut être enrayée que par des cautérisations extrêmement douloureuses, qui le défigurent et donnent à son visage un aspect insoutenable. Profondément atteint, il reste longtemps cloîtré chez lui et lorsqu'il se remet à en sortir, ce n'est que pour passer dans les bureaux du Mercure, rue de Condé et, une fois par an, pour quelques semaines de vacances à Coutances. 
   Pour lui, désormais, n'existent plus que le travail et les livres. Il publie, quasi-exclusivement au Mercure de France, une œuvre vaste et abondante, composée de romans, de pièces de théâtre, de recueils de poésie et surtout d'essais qui témoignent d'une profonde érudition. 
    En 1910, il rencontre Natalie Clifford Barney. Elle lui inspire une vive passion qui s'exhale dans les Lettres à l'Amazone, publiées en 1914. Avec elle il accepte de sortir à nouveau et fait même un petit voyage en Normandie. 
    Mais l'ataxie locomotrice qui l'atteint depuis plusieurs années mine sa santé. La Première Guerre mondiale le plonge dans un profond abattement, ses amis partis pour la plupart pour le Front, "Le Mercure" est fermé pendant un an. Sa maladie empire, il marche de plus en plus difficilement. Il publie encore quelques articles dans des journaux comme La France et La Dépêche de Toulouse. 
Citation:
« Nous avons été ensuite tous les trois (avec Mme de Brimont et Nathalie Clifford Barney) chez Rémy de Gourmont, rue des Saints-Pères, tout en haut d'un petit escalier où l'écrivain habite un modeste appartement uniquement rempli de livres. Je ne l'avais pas revu depuis 1892 ! Vêtu d'une robe qui avait l'air d'une bure, il ressemblait à un vieux capucin qui porte binocle mais un capucin studieux et avec cela boitant un peu et bégayant toujours. Il parle peu, trop peu et on ne se douterait guère qu'il soit l'auteur de tant d'articles et de livres sur tous les sujets (...) sur Huysmans : "il était d'une affreuse méchanceté" m'a dit en souriant Gourmont. Comme je lui parlais de son costume (il) reprit : "Toutes les robes de chambre ressemblent à des robes monacales". »
 
— Abbé Arthur Mugnier, Journal, 10 mai 1915 (Mercure de France, 1985, p. 287) 
. 
     Il meurt d'une congestion cérébrale le 27 septembre 1915 et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise dans le tombeau de Clésinger. 
     Berthe de Courrière hérite de tous les manuscrits et de la bibliothèque de l'écrivain, qu'elle transmet au frère de celui-ci, Jean de Gourmont, lorsqu'elle meurt à son tour moins d'un an plus tard. Celui-ci s'attachera, pendant près de dix ans, à publier de nombreux inédits. 

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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 16:32 (2011)    Sujet du message: Alfred Jarry Répondre en citant

Alfred Jarry 
 
     Alfred Jarry est le fils d’Anselme Jarry, négociant puis représentant en commerce, et de Caroline Quernest. En 1878, il est inscrit comme élève dans la division des minimes du petit lycée de Laval. L’année suivante, sa mère s’installe à Saint-Brieuc. C’est donc au lycée de Saint-Brieuc que Jarry poursuit ses études jusqu’en 1888. Dès 1885, il compose des comédies en vers et en prose, comme les Brigands de la Calabre (1885), le Parapluie-Seringue du Docteur Thanaton, le Procès, les Antliaclastes (1re version 1886, 2e version, 1888). 
     En 1888, sa mère s’installe avec ses deux enfants à Rennes. Jarry entre en rhétorique au lycée de Rennes en octobre 1888. Au lycée de Rennes, M. Hébert, professeur de physique, incarne aux yeux de ses élèves « tout le grotesque qui est au monde ». L'enseignant devient le héros d’une littérature scolaire abondante, dont un texte intitulé Les Polonais que Jarry, en classe de première, va mettre en forme de comédie : c’est la plus ancienne version d'Ubu roi. 
     En 1891-1892, il est élève d’Henri Bergson et condisciple de Léon-Paul Fargue et d’Albert Thibaudet au lycée Henri-IV. Il échoue au concours d'entrée à l’École normale supérieure (trois échecs successifs suivis de deux échecs pour la licence ès lettres). 
Ses publications lui permettent cependant de rencontrer Marcel Schwob, Alfred Vallette (directeur du Mercure de France) et sa femme Rachilde. Dans la maison du couple, il présente, en 1894, Ubu Roi. Il collabore au Mercure de France et à la Revue Blanche. Deux ans plus tard, il entre en fonction auprès de Lugné-Poë qui lui confie le programme de la prochaine saison du Théâtre de l'Œuvre où la première d’Ubu roi eut lieu le 10 décembre 1896, suscitant une polémique comparable à la bataille d’Hernani. Dès lors, les représentations des pièces de Jarry se suivent, au fil des cycles d’Ubu. 
     De 1894 à 1895, il dirige l’Ymagier avec Remy de Gourmont : Recueil de gravures anciennes et nouvelles, d’études artistiques et philologiques qui paraît en fascicules trimestriels, in--4 °. En 1896 se place l’événement historico-mythique de l’achat de la bicyclette « Clément Luxe 96 course sur piste » que le marchand Trochon s’obstinera longtemps à vouloir faire payer au poète, en vain. Il fonde une revue d’estampes Perhindérion qui n’aura que deux numéros. En 1897, il a épuisé son héritage, mais achète un bateau, L’As, qui entrera dans la littérature par la geste de Faustroll. Son compatriote, le douanier Rousseau, l’héberge brièvement. En novembre 1897, il s’installe 7, rue Cassette, dans sa grande Chasublerie. 
      Le 20 janvier 1898, une représentation d'Ubu Roi par des marionnettes (dues à Pierre Bonnard) est donnée au théâtre des Pantins, à Paris. Jarry écrit en 1901 une réduction en deux actes d'Ubu Roi qui est jouée la même année au Cabaret artistique des 4-z’arts (cette version raccourcie d'Ubu Roi parait en 1906 sous le titre d'Ubu sur la butte). En 1902, paraît le Surmâle. La même année, Jarry commence une brève collaboration avec la revue du prince Bibescu, La Renaissance Latine. Il publie en 1903 une série d‘articles dans la revue Le Canard Sauvage (premier numéro en mars 1903, dernier numéro en octobre 1903). Il commence à écrire La Dragonne pendant son séjour chez Claude Terrasse, au Grand-Lemps, en 1904, tout en continuant à travailler au livret de Pantagruel. 
     Dans l'ouvrage Gestes et opinions du docteur Faustroll, pataphysicien, édité après sa mort, il définit la 'Pataphysique comme « la science des solutions imaginaires, qui accorde symboliquement aux linéaments les propriétés des objets décrits par leur virtualité ». (livre II, chapitre VIII), science que perpétue le Collège de 'Pataphysique fondé en 1948. 
S’identifiant à son personnage et faisant triompher le principe de plaisir sur celui de réalité, Jarry a vécu comme il lui plaisait avec ses trois attributs : la bicyclette, le revolver et l’absinthe. Il leur sacrifiera la respectabilité et le confort. Dans une petite baraque proche d’une rivière, à côté d’un lit-divan, Rabelais composait l’essentiel de sa bibliothèque. L’humour lui a permis d’accéder à une liberté supérieure. « Jarry jouant Ubu, non plus sur scène mais à la ville, tend ainsi un terrible miroir aux imbéciles, il leur montre le monstre qu’ils sont. Il dit « Merdre aux assis ». » (Georges-Emmanuel Clancier) 
Le 28 mai 1906, Jarry écrit à Rachilde : « (Le Père Ubu) n’a aucune tare ni au foie, ni au cœur, ni aux reins, pas même dans les urines ! Il est épuisé, simplement et sa chaudière ne va pas éclater mais s’éteindre. Il va s’arrêter tout doucement, comme un moteur fourbu. » Épuisé, malade, harcelé par ses créanciers, malgré l'aide financière d'Octave Mirbeau et de Thadée Natanson, Jarry fait des allers et retours Paris-Laval et meurt d'une méningite tuberculeuse six mois plus tard, le 1er novembre 1907 à l’hôpital de la Charité, à Paris. Comme dernière volonté il demande un cure-dent. Il est enterré au cimetière parisien de Bagneux. 
      Ainsi, l’œuvre d’Alfred Jarry, au comique grinçant, met en scène de façon insolite les traits humains les plus grotesques. Il est l’inventeur du terme de « ’Pataphysique », science qui cherche à théoriser la déconstruction du réel et sa reconstruction dans l’absurde. Jarry est l’un des inspirateurs des surréalistes et du théâtre contemporain. Une statue signée Zadkine consacre l’hommage de sa ville natale. 
Cet auteur est transformé par André Gide en personnage de roman dans Les Faux-monnayeurs. 

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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 16:35 (2011)    Sujet du message: Gustave Kahn Répondre en citant

Gustave Kahn 
 
        Après une scolarité à l'École des chartes, il quitte la France pour passer quatre ans sous les drapeaux en Afrique du Nord avant de revenir à Paris en fin 1884. Gustave Kahn marqua son époque en tant qu'écrivain symboliste, animateur de petites revues, critique d'art prolifique et intellectuel engagé. Kahn écrivit Les Palais nomades, le premier recueil de poèmes composé principalement en vers libres (1887), et fut le premier à développer une théorie de ce procédé poétique. Surtout connu pour sa poésie, Kahn écrivit aussi des romans, des pièces de théâtre, une histoire du mouvement symboliste ainsi que de nombreux articles de critique et un traité d’urbanisme. Il joua un rôle clé dans des revues telles que La Vogue, La Revue indépendante, La Revue blanche et Le Mercure de France. Il fut par ailleurs un amateur d'art compétent et averti qui suivit avec attention l'évolution des arts plastiques sur la longue durée, de 1886 à sa mort en 1936. Défenseur du néo-impressionnisme aux côtés de son ami Félix Fénéon, il s'intéressa à plusieurs courants artistiques d'avant-garde. Kahn s'illustra enfin dans les principaux mouvements d'idées de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle. Il prit ainsi position dans des débats aussi divers que l'anarchisme, le socialisme, le féminisme et le sionisme. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris. 

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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 16:41 (2011)    Sujet du message: Jules Laforgue Répondre en citant

Jules Laforgue 
 
     Né d'une famille qui avait émigré en espérant faire fortune, il est le deuxième de onze enfants. À l’âge de six ans, il vient en France avec sa mère, dans la ville de Tarbes d’où est originaire son père. Jules et son frère aîné y sont confiés à des cousins. Entre 1869 et 1875, il est pensionnaire au lycée de Tarbes. En octobre 1876, il part vivre, avec sa famille rentrée d’Uruguay, à Paris. Sa mère meurt en couches en 1877 alors qu’il a 17 ans. Son père retourne à Tarbes tandis que Laforgue reste à Paris poursuivre ses études au lycée Condorcet. Il échoue au baccalauréat de philosophie (il aurait essayé à trois reprises). Il se tourne alors vers la littérature et la lecture des poètes et des philosophes. 
     Après ces études avortées, il mène une vie relativement difficile. Il fréquente le groupe littéraire des Hydropathes, qui réunit ceux qu’on appellera plus tard les symbolistes. 
    Sur la recommandation de son ami Gustave Kahn et par l’intermédiaire de Paul Bourget, il devient secrétaire du critique et collectionneur d’art Charles Ephrussi, qui possède une collection de tableaux impressionnistes. Jules Laforgue acquiert ainsi un goût sûr pour la peinture. 
    Au moment de la mort de son père, en 1881, il part pour Berlin, où il devient lecteur de la francophile et libérale Impératrice Allemande Augusta de Saxe-Weimar-Eisenach, grand-mère du futur Guillaume II. Son travail consiste à lire à l’impératrice, deux heures par jour, les meilleures pages des romans français et des articles de journaux comme ceux de La Revue des Deux Mondes. Il s’agit d’un emploi très rémunérateur (sa fratrie lui est à charge) qui lui laisse du temps libre et qui lui permet de voyager à travers l’Europe. Malgré cela, il éprouve ennui et mal de vivre. 
    Ce n’est qu’en 1886 qu’il quitte ce poste ; dès le début de l’année, à Berlin, il rencontre une jeune Anglaise, Leah Lee, qu’il épouse le 31 décembre à Londres. Il rentre alors à Paris. Mais son état de santé se dégrade rapidement : atteint de phtisie, il meurt en août 1887 à son domicile du 8, rue de Commaille ; il venait d'avoir 27 ans ; sa femme, atteinte du même mal, succombera l’année suivante. 
   Il avait collaboré à des revues telles que la Gazette des Beaux Arts, la Revue Indépendante, le Décadent, la Vogue, le Symboliste, et la Vie Moderne. 
   Il jouait avec les mots et en créait fréquemment. Il refusait toute règle de forme pour l’écriture de ses vers. Les écrits de Jules Laforgue sont empreints d’un fort mal de vivre – son spleen –, par le sentiment de malheur et la recherche vaine de l’évasion. 
J’aurai passé ma vie le long des quais 
À faillir m’embarquer 
Dans de biens funestes histoires 
Tout cela pour l’amour 
De mon cœur fou de la gloire d’amour  
— Poème sans titre extrait du 10e texte du recueil posthume Derniers vers. 

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MessagePosté le: Jeu 23 Juin - 16:45 (2011)    Sujet du message: Isidore Lucien Ducasse Répondre en citant

Isidore Lucien Ducasse 
 
    La vie d’Isidore Ducasse, auteur dont le succès fut posthume, reste relativement mal connue, par manque de sources. 
    Fils de François Ducasse, commis-chancelier au Consulat général de France à Montevideo, et de Jacquette Célestine Davezac, qui décédera le 9 décembre 1847 dans des circonstances mystérieuses (elle se serait suicidée), Isidore Ducasse passe son enfance en Uruguay. En octobre 1859, il entre comme interne au lycée impérial de Tarbes. On perd sa trace entre août 1862 et octobre 1863, période durant laquelle il suit les cours de l’établissement qui deviendra le lycée Louis-Barthou à Pau, « où il est un élève des plus ternes ». À cette époque, son tuteur est un avoué tarbais, Jean Dazet. En août 1865, il obtient son baccalauréat ès lettres avec la mention « passable ». 
     Après un voyage en Uruguay en 1867, il arrive à Paris et s’installe à l’hôtel L’Union des Nations, rue Notre-Dame-des-Victoires. Il entame des études supérieures dont la nature reste inconnue (concours d’entrée à l’École polytechnique, a-t-on souvent écrit). Il publie à compte d’auteur le premier des Chants de Maldoror en 1868 (l’œuvre complète sera imprimée en Belgique un an plus tard). En 1870, il habite rue Vivienne et publie les Poésies dont une publicité paraîtra dans la Revue populaire de Paris. 
    Le 24 novembre, alors que le Second Empire s’effondre, il meurt à son domicile au 7 rue Faubourg-Montmartre. Sur son acte de décès, est écrit : « Sans autres renseignements ». Selon certaines sources, il serait mort phtisique. 

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