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les auteurs réalistes

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    newwworld Index du Forum -> Français à l'université -> Littérature XVIIIème et XIXème siècle -> XIXème siècle
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Fouad
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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 21:34 (2011)    Sujet du message: les auteurs réalistes Répondre en citant

Biographie de Balzac

 
     Honoré de Balzac est né le 20 mai 1799 à Tours où il était issu d'une famille bourgeoise car son père était directeur des vivres de la 22ème division militaire de Tours. Il aura deux sœurs et un frère. A huit ans, Balzac fut envoyé au collège de Vendôme où il sera pensionnaire. Il vécut une expérience traumatisante qui donna lieu à l'œuvre Louis Lambert en 1832. Au début, Balzac était destiné à la carrière de Notaire selon les souhaits de sa mère. Cependant, en 1818, il avoua à ses parents qu'il désirait devenir écrivain et il bénéficia d'une année pour mettre à l'épreuve sa nouvelle vocation.
Cromwell fut le premier essai qu'il écrivit mais cette tragédie ne reçut que peu d'encouragements par la famille et les amis. C'est pourquoi il produisit ses premières œuvres en partenariat avec d'autres auteurs et sous un pseudonyme.



      En 1826, Balzac se fit également éditeur puis imprimeur et contracta un grand nombre de dettes (environ 100 000 francs). C'est pour pouvoir rembourser toutes ses dettes qu'il devint journaliste dans La Silhouette, La Caricature mais aussi La Chronique de Paris en 1836. A partir de cette date, la plupart des romans de Balzac furent d'abord publiés en feuilleton avant d'être édités en volume.
Dès lors, il ne vécut que pour la littérature et à un rythme de forcené.



      Le Dernier Chouan ou Le Bretagne fut le premier roman que Balzac signa de son vrai nom, en 1800. Ce fut un échec commercial mais il avait fait le premier pas en le signant. Le génie balzacien arriva en octobre 1829 quand Balzac rédigea La Maison du chat qui pelote. Enfin, apparut le premier tome de Scènes de la vie privée avec un ensemble de textes tels que La Vendetta qui raconte l'histoire de Ginevra, jeune fille corse, amoureuse de Luigi Porta dont la famille fut massacrée par le propre père de Ginevra, le texte Gosbeck, Une double famille et Le Bal des Sceaux.


      En mai 1832, apparut le second tome. De l'ensemble se détachèrent surtout deux romans : Le Colonel Chabert et Le Curé de Tours. Ce furent les deux premiers grands drames de la vie privée qu'écrivit Balzac.


      En 1832, l'auteur annonça à une mystérieuse correspondante du nom de la comtesse Eve Hanska l'œuvre Eugénie Grandet. Cette histoire parle d'une jeune fille, Eugénie Grandet, qui tombera amoureuse de son cousin de Paris, Charles Grandet. Son père qui est très avare va vite mettre fin à cette courte idylle. M. et Mme Grandet meurent et Eugénie garde la fortune. Après sept ans d'attente pour Charles, elle apprendra qu'il ne veut plus d'elle. La riche héritière, devenue très avare comme son père, épousera un président de la cour en premières noces et un marquis en secondes noces. Après avoir longuement correspondu avec Eve Hanska, Balzac la rencontra en septembre 1833 et devint son amant. Cette liaison se terminera par un mariage. La correspondance qu'ils échangèrent dans le passé fournit de précieux renseignements sur l'élaboration de La Comédie Humaine.


       En 1842, pour la première fois, une édition de La Comédie Humaine apparut de façon complète. C'est alors que l'œuvre ne cessa de s'enrichir.


       En 1845, Balzac chercha à donner une structure plus ferme à La Comédie Humaine et décida que l'œuvre complète comprendrait cent trente-sept romans, qu'il groupa en trois parties, ''étude de mœurs '', ''études philosophiques '' et ''études analytiques''.


       Atteint de crises cardiaques successives, d'étouffements et de bronchites, Balzac mourut le 18 août 1850, peu de temps après avoir épousé Eve Hanska.
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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 21:34 (2011)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 21:43 (2011)    Sujet du message: biographie de Jules Champfleury Répondre en citant

Biographie Jules Champfleury

 

     Né à Laon en 1821, Jules Champfleury, de son vrai nom Jules François Félix Husson, fut de 1872 jusqu'à sa mort en 1889, conservateur du musée de la manufacture de Sèvres.  
Romancier, historiographie curieux et informé de la collection, critique d'art, témoin fidèle des mœurs du XIXe s., il défendit le Réalisme en littérature et en art. Il travailla au Journal de l'Aisne, racheté par son père, à L'Artiste, à Paris, et à L'Evénement, avec Victor Hugo. 

 
      Pendant 15 ans, il y fit paraître des romans qui le rendirent célèbre. Il défendit Courbet et fit connaître les frères Le Nain.    

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Dernière édition par Fouad le Mer 22 Juin - 03:19 (2011); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 22:04 (2011)    Sujet du message: biographie de alexandre Dumas fils Répondre en citant

Alexandre Dumas fils
 

     Alexandre Dumas fils (27 juillet 1824 à Paris - 27 novembre 1895 à Marly-le-Roi) est un romancier et auteur dramatique français. Il fut comme son père un auteur à grand succès et reste connu principalement pour son roman La Dame aux camélias ainsi que ses deux pièces Le Fils naturel et Un Père prodigue.


    Fils d'Alexandre Dumas et de sa voisine de palier, Catherine Laure Labay (1793-1868), il est placé très tôt en pension. Il est déclaré enfant naturel de père et de mère inconnue. Ses parents le reconnaissent en mars 1831, à l'âge de sept ans. Après un difficile combat mené par ses parents pour sa garde, il sera confié à son père. C'est pourquoi il gardera toute sa vie un profond ressentiment envers son père, ce qui se manifestera dans ses œuvres, marquées par le thème de la désagrégation de la famille et inspirées par un certain moralisme.

    Admirateur de George Sand, qu'il appelait sa « chère maman », il fera de nombreux séjours dans sa propriété de Nohant et adaptera pour la scène son roman Le Marquis de Villemer.

     Il fut élu à l'Académie française en 1874. Sa mort survient le 2 novembre 1895 dans sa propriété des Yvelines, à Marly-le-Roi et il fut inhumé au cimetière de Montmartre à Paris.

   Très marqué par son enfance douloureuse, il se fera le porte parole des causes singulières et dénoncera les faits de société choquants. C'est pourquoi il fut catalogué comme auteur à scandale. Pour autant, l'écrivain se fera promoteur de la contestable Loterie des lingots d'or organisé par le pouvoir en 1851.  

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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 22:15 (2011)    Sujet du message: les auteurs réalistes Répondre en citant

     Biographie de Georges Feydeau
 


      Georges Feydeau, né à Paris le 8 décembre 1862 et mort à Rueil-Malmaison le 5 juin 1921, est un auteur dramatique français, connu pour ses très nombreux vaudevilles.


       Il est le fils présumé de l'écrivain Ernest Feydeau et de Léocadie Boguslawa Zalewska. On le pense en fait fils : soit de Napoléon III, soit (selon une opinion plus communément admise), du demi-frère de l'Empereur, le duc de Morny, lui-même fils naturel du comte de Flahaut (qui était lui-même fils illégitime présumé de Talleyrand. Voir aussi : Famille de Talleyrand-Périgord).

      Très jeune, Georges Feydeau néglige ses études pour se consacrer au théâtre. Sa première pièce, Par la fenêtre, est jouée pour la première fois en 1882, alors qu'il a 19 ans. Sa première grande pièce, Tailleur pour dames, qui est fort bien accueillie en 1886 au Théâtre de la Renaissance, lui vaut les encouragements de Labiche. Il se marie le 14 octobre 1889 avec Marie-Anne Carolus-Duran, fille du peintre Carolus-Duran. Ce mariage d'amour se soldera par un échec, non sans lui donner une fille et trois fils :

* Germaine (née le 18 octobre 1890) ;
* Jacques (né le 16 avril 1892) ;
* Michel (né le 13 mars 1900), père du comédien Alain Feydeau ;
* Jean-Pierre (né le 30 avril 1903).

        La consécration vient en 1892 avec les pièces Monsieur chasse, Champignol malgré lui et Le Système Ribadier. Feydeau renouvelle le genre du vaudeville par une étude plus approfondie des personnages. Il se moque notamment de la médiocrité des existences bourgeoises, qu'il tourne en ridicule.

     Très aimé de ses contemporains et des autres auteurs, il est témoin (avec Sarah Bernhardt) au mariage de Sacha Guitry et d'Yvonne Printemps le 10 Avril 1919, Sacha Guitry allait ensuite le visiter alors qu'il était dans la clinique du docteur Fouquart à Rueil où il décéda en juin 1921.

       Il achève son existence à l'âge de 58 ans, après avoir été interné deux ans dans une maison de santé à Rueil-Malmaison pour troubles psychiques dus à la syphilis.

       Georges Feydeau repose au Cimetière Montmartre, dans la 30ème division.  

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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 22:32 (2011)    Sujet du message: les auteurs réalistes Répondre en citant

Biographie de Flaubert
 

     
     « Fils d'un Champenois devenu chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu de Rouen, Achille-Cléophas Flaubert, et d'une Normande de vieille souche, Anne-Justine-Caroline Fleuriot, Gustave Flaubert était le quatrième d'une famille de six enfants, dont trois seulement survécurent, l'aîné, Achille, le quatrième, Gustave, et une fille cadette, Caroline. II fit ses études au collège de sa ville natale et ne s'y distingua point autrement que par un goût très prononcé pour l'histoire; reçu bachelier, il partit pour Paris et s'inscrivit à l'Ecole de droit. Une maladie assez grave l'obligea peu de temps après à regagner Rouen. Il ne cherchait, du reste, que l'occasion de renoncer à des études qu'il n'avait entreprises que sur les injonctions formelles de son père et qui lui inspiraient une véritable horreur. Dès cette époque, tout travail étranger à la littérature lui apparaissait comme une diminution; il lisait beaucoup; il écrivait davantage encore, mais sans rien achever. On a recueilli dans des mélanges posthumes quelques-uns de ces essais fragmentaires d'entre sa dix-huitième et sa vingtième année, certains assez personnels déjà, sinon par le fond, qui reste romantique, du moins par le tour, singulièrement net et serré: ainsi le fragment d'autobiographie romanesque qui porte le titre de Novembre.

    Le premier fragment en date publié est le Chant de la mort (1838) ; le second, Smarh (vieux mystère, dit le manuscrit), daté de l'année suivante, emprunte une certaine importance du fait qu'on y peut trouver l'idée mère et comme les linéaments de cette fameuse Tentation de saint Antoine, éternelle obsession du pauvre Flaubert qui ne cessa d'y revenir, de la reprendre et de la remanier jusqu'en 1874 où elle parut enfin en volume et quand l'Artiste en avait déjà publié les trois quarts dès 1857.

     Cependant la mort du père de Flaubert, en le soustrayant à une tutelle trop étroite et par le bénéfice d'une succession assez considérable, allait lui permettre de renoncer à toute espèce de travail autre que de son choix. Dès lors la littérature le prend, l'absorbe tout entier. Il s'installe d'abord aux environs de Rouen, à Croisset, avec sa famille, puis il part pour la Bretagne avec M. Maxime du Camp et en rapporte la matière d'un livre d'impressions qui sera publié après sa mort sous le titre de Par les Champs et par les Grèves. Retour à Croisset. Smarh devient dans l'esprit de Flaubert la Tentation de saint Antoine qu'il ébauche dans ses grandes lignes. En 1849, nouveau départ avec M. du Camp, mais cette fois pour la Grèce, la Syrie, l'Egypte, etc., d'où il compte rapporter un nouveau livre d'impressions, dont le début seul fut écrit (A Bord de la Cange); du moins Flaubert y recueillit-il des indications de paysages qui devaient lui servir par la suite. Second retour et installation à Croisset en 1851.

     Reprise de la Tentation de saint Antoine, qu'il mène d'un trait jusqu'à plus de la moitié du livre et qu'il abandonne brusquement pour l'exécution d'un sujet tout opposé : c'est Madame Bovary, roman de mœurs contemporaines, publié dans la Revue de Paris en 1857, poursuivi sous l'inculpation d'outrage aux mœurs et acquitté sur la remarquable défense de Me Sénart. De Madame Bovary date la réputation de Gustave Flaubert. Le livre fit un bruit énorme dans la presse et dans le public; Sainte-Beuve l'appuya de sa courageuse et décisive autorité. On y vit communément le point de départ d'un art nouveau, franchement réaliste, décidé à tout comprendre et à tout dire; une critique plus avertie devait retrouver plus tard dans cette forme d'apparence si tranchée bien des attaches encore avec le romantisme déclinant. Il eût semblé qu'un succès aussi vif devait décider de la direction de Flaubert : il n'en fut rien.

Presque en même temps que Madame Bovary paraissait dans la Revue de Paris, l'Artiste publiait en fragments la Tentation de saint Antoine. En 1858, Flaubert partait pour Tunis, visitait l'emplacement de Carthage, et quatre ans plus tard donnait Salammbô, reconstitution prodigieuse, aux trois quarts intuitive, d'une civilisation à peu près sans histoire et où l'on ne saurait trop admirer du moins la claire et froide beauté du style, la farouche grandeur des épisodes, la marche rythmique de l'action. Salammbô fut loin de provoquer le même enthousiasme que Madame Bovary. Sainte-Beuve lui-même s'éleva contre les procédés un peu suspects d'un romancier avant tout passionné d'exactitude et qui allait choisir de toute l'histoire la civilisation qui prêtait le plus aux hypothèses. Flaubert riposta. La discussion fut longue ; elle n'est point de celles qui se tranchent tout entières en un sens ou en l'autre ; du moins la bonne foi de Flaubert y apparut-elle absolue. Avec l'Education sentimentale, roman d'un jeune homme, Flaubert parut revenir un moment, en 1869, au genre qui lui avait valu une si rapide et légitime célébrité, lors de la publication de Madame Bovary.

     La Tentation de saint Antoine, publiée en 1874, fut au contraire un retour vers le roman descriptif et d'imagination rétrospective. La même année, Flaubert abordait le théâtre avec une pièce d'actualité, Candidat, qui fut jouée au Vaudeville et tomba net. Ce n'était point sa première tentative dramatique. Flaubert avait écrit une manière de féerie lyrique, le Château des fleurs, qu'il essaya vainement de faire accepter d'un directeur de théâtre et qui a été publié dans ses Oeuvres posthumes. En 1877 paraissaient Trois Contes, dans la manière impersonnelle, hautaine et un peu froide de Salammbô. La mort vint le surprendre au moment où il mettait la main aux derniers chapitres d'une oeuvre nouvelle : Bouvard et Pécuchet, partiellement publiée après sa mort dans la Revue politique et littéraire et réunie en volume en 1881.

      Sur la fin de sa vie, Flaubert avait fort malheureusement aliéné sa fortune pour satisfaire à des exigences de famille; M. Jules Ferry, alors ministre de l'instruction publique, s'honora en le pourvoyant immédiatement d'une place à la bibliothèque Mazarine (1879). Les oeuvres posthumes du grand romancier comprennent ses Lettres à George Sand (1884); Par les Champs et par les Grèves, publiés d'abord dans le Gaulois et comprenant, en outre des mélanges dont nous avons parlé, une étude sur Rabelais, la Préface aux dernières chansons et la Lettre au Conseil municipal de Rouen, à la suite du refus opposé par la ville à l'érection d'un monument public en l'honneur de Louis Bouilhet ; Candidat et le Château des fleurs, publiés dans la Vie moderne (1885); enfin une Correspondance fort volumineuse (…). La ville de Rouen a élevé en 1890 un monument à la gloire de Gustave Flaubert ; mais Croisset où il mourut et dont le beau parc baignait dans la Seine a été rasé et transformé en un établissement industriel. »

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MessagePosté le: Mar 21 Juin - 22:54 (2011)    Sujet du message: les auteurs réalistes Répondre en citant

      Biographie de Maupassant
 
   
      Guy de Maupassant
naît le 5 août
1850, au château de Miromesnil de Tourville-sur-Arques. Sa famille est d'origine lorraine mais fixée en Normandie depuis le XVIIIe siècle. En 1856, son frère Hervé vient au monde. Sa mère se retire à Etretat, en 1860, avec ses deux fils. En 1861-1862 l'abbé Aubourg se charge alors de l'apprentissage des mathématiques, du grec, du latin et du catéchisme. Maupassant entre au séminaire d'Yvetot en 1863. Trois ans après, il devient un élève indiscipliné et sera rendu à sa mère. L'élève de terminale passe tous ses dimanches à Croisset en compagnie de Flaubert, qui le guide dans ses premiers écrits poétiques et qui sans cesse lui rappelle : regarder, observer, disséquer du regard avant d'écrire. Guy de Maupassant est alors initié à l'école réaliste. Après l'obtention de son baccalauréat en juillet 1869, il s'inscrit à la faculté de droit de Paris. Mais en 1870 c'est la déclaration de guerre avec la Prusse. Maupassant s'engage comme garde mobile et assiste à la débâcle dont il évoquera les scènes dans plusieurs nouvelles.

     Le 1er février
1873 il entre au ministère de la Marine. Maupassant ne supporte ni les contraintes ni ses collègues. En 1875, il publie sous le pseudonyme de Joseph Prunier, son premier conte : Une Main d'Ecorché. Maupassant fréquente les grands de la production littéraire du moment : Tourgueniev, Zola, Flaubert, Edmond de Goncourt, Mallarmé et bien d'autres. Sur les recommandations de Flaubert, il réussit à intégrer le ministère de l'instruction publique. En 1877, l'écrivain souffre de « la grande vérole, celle dont est mort François Ier ».

    1880 est l'année de la consécration de Maupassant. Il publie Boule de suif, sa première. La mort brutale de Flaubert, cette même année, le touche profondément. Il ne se console pas de cette disparition. Maupassant se remet au travail en 1881. Le vif succès remporté par La Maison Tellier l'encourage. Désormais Maupassant peut vivre de la littérature. En 1883, Une Vie, son premier roman voit enfin le jour après six années de gestation. En 1884, Les Contes de la Bécasse sont un chef-d'oeuvre de plus. Le 7 juin 1885 Maupassant sort Bel Ami. qui ressemble beaucoup à son auteur. Une année très faste puisqu'il ne publiera pas moins de trente contes

     En
1887, vient Mont-Oriol. Horla fait découvrir au public un univers fantastique. Maupassant fait l'analyse de la progression de la folie chez un personnage qui finira par être dépossédé de sa propre personnalité. Les périodes d'écriture alternent avec des voyages en Afrique du Nord. En mai 1889, Maupassant publie Fort Comme La Mort. La peur de vieillir et de mourir occupe de plus en plus sa pensée. Il quitte la France pour un voyage en Italie afin d'oublier l'image de la folie qui le poursuit. En 1891, il fait une cure à Divonne-les-Bains. Son état physique est tel qu'il avoue à son médecin : "Il y a des jours où j'ai rudement envie de me foutre une balle dans la tête. Je ne peux pas lire, toute lettre que j'écris me donne un mal... Dieu que j'en ai assez de la vie." Un an après, à Nice, il s'ouvre la gorge. Il sombre peu à peu dans l'anéantissement. De fait, depuis un an un roman, L'Angelus est commencé. L'oeuvre restera inachevée. Ses malaises sont de plus en plus fréquents et il quitte de moins en moins la chambre. Les médecins décident de l'interner le 7 janvier 1892 et c'est à la clinique qu'il mourra le 6 juillet 1893, âgé de 43 ans, après de longs mois de délires et d'isolement.

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MessagePosté le: Mer 22 Juin - 02:51 (2011)    Sujet du message: les auteurs réalistes Répondre en citant

      Biographie de Stendhal 

 

 

       Stendhal, de son vrai nom, Henri Beyle est né à Grenoble le 23 Janvier 1783 dans une famille honorable de la cité. Son père, Chérubin Beyle, est avocat au Parlement et son grand père maternel, Henri Gagnon est un médecin très estimé. A sept ans, Henri Beyle, perd sa mère. Enfant très sensible, il se révolte alors contre son père, contre sa tante et contre son précepteur, l’Abbé Raillane et participe passionnément aux évènements de la Révolution dont Grenoble fut le berceau. Il trouve refuge chez son grand père maternel, le bon Docteur Gagnon, qui saura lui parler et lui donner une bonne éducation. Henri Beyle acquiert à l’Ecole Centrale de Grenoble une solide instruction et en 1799, il part à Paris, pensant un moment se présenter à l’Ecole Polytechnique. Mais finalement avec l’aide de son cousin, le Comte Pierre Daru, Secrétaire Général à la guerre, il commence en 1800 une carrière militaire et rejoint l’Armée d’Italie.

      L’Italie le charme et notamment Milan qui l’enchante immédiatement et restera pour lui «la beauté parfaite» mais l’armée l’ennuie et il démissionne en 1802, pensant entamer une carrière d’auteur dramatique. En 1806, toujours grâce à son cousin Daru, le futur Stendhal reprend du service dans l’intendance et exerce ses fonctions en Allemagne, en Autriche, devient Conseiller d’Etat, mène une vie de dandy , participe aux campagnes de Russie et de Saxe et tombe avec Napoléon en Avril 1814, retrouvant ainsi sa liberté. Stendhal s’installe alors à Milan où il demeurera sept ans et compose en 1814 son premier livre sous le titre «Vies de Haydn, de Mozart et de Métastase», sous le pseudonyme de Louis César Alexandre Bombet.


      Il voyage en Italie et fréquente assidûment la Scala qui, à l’époque est le temple de la musique mais aussi le lieu de réunion de l’intelligentsia milanaise, les loges servant de salons. Il publie en 1817 deux livres l’Histoire de la peinture en Italie et sous le pseudonyme de Stendhal Rome, Naples et Florence. Mais en 1821 après une déception amoureuse causée par Matilde Viscontini-Dembowski et devenu suspect à la Police autrichienne, il doit quitter Milan et regagner Paris, ce qu’il fait en juin 1822.


      L’héritage de son père ayant disparu, Stendhal est ruiné et doit parvenir à vivre de sa plume. Il fréquente alors les salons célèbres et connaît une vie amoureuse intense et agitée. Il publie De l’Amour en 1822, sorte de journal de sa passion pour Matilde, La vie de Rossini en 1823, Racine et Shakespeare en 1823-1825, il tient une chronique musicale et picturale dans «le Journal de Paris». A 43 ans, Stendhal devient romancier et publie un roman d’analyse Armance (1827), Promenades dans Rome en 1829, puis revenant au roman d’analyse, il donne à la fin de 1830, son premier chef d’œuvre, Le Rouge et le Noir.


      La Révolution de Juillet fait de lui un Consul de France en Italie, d’abord nommé à Trieste l’autrichienne qui le refuse, il est ensuite nommé en 1831 à Civitavecchia où il trouve un climat plus serein mais éprouve également un profond ennui, malgré la proximité de Rome. Il entreprend durant cette période de grands livres inachevés Une position sociale (1832), Souvenirs d’égotisme, Lucien Leuwen (1834-35), Vie de Henry Brulard (1835-36). Il obtient un congé de trois ans en France et retrouve le milieu parisien qui le stimule, Chroniques italiennes, Mémoires d’un touriste (1838), il conçoit en 1838 La Chartreuse de Parme qui paraîtra le 6 Avril 1839, L’abbesse de Castro (1839). En 1839, il est obligé de rejoindre son poste et va reprendre ses œuvres dont Lamiel.


     Sa santé se détériore, le 15 Mars 1841, il est victime d’une première attaque d’apoplexie à la suite de laquelle il est autorisé à retourner à Paris pour se faire soigner. Le 22 Mars 1842, à dix neuf heures, sur le trottoir de la Rue neuve des Capucines, Stendhal a une seconde attaque et meurt dans la nuit. Son cousin et exécuteur testamentaire, Romain Colomb le fait inhumer au cimetière Montmartre.


     Le génie de Stendhal ne sera reconnu que beaucoup plus tard, comme il l’avait lui même prévu : «Je mets un billet à la loterie dont le gros lot se réduit à ceci: être lu en 1935». Stendhal, qui s’affirmait milanais, est encore lu et très apprécié au XXI ème siècle.
 
 
  

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MessagePosté le: Mer 22 Juin - 03:17 (2011)    Sujet du message: les auteurs réalistes Répondre en citant

    Biographie de Émile Zola

 

     Émile Zola
(1840-1902), écrivain français, fondateur du naturalisme en littérature, dont l’œuvre principale est une vaste fresque en vingt volumes, racontant l’histoire naturelle et sociale d’une famille sous le Second Empire. Il est né le 2 avril 1840 à Paris, d’une mère bourguignonne et d’un père italien. Émile Zola passe toute sa jeunesse à Aix-en-Provence. Au collège de la ville, il fait la connaissance de Paul Cézanne, qui restera son ami durant de longues années, à qui il doit de rencontrer des peintres tels que Monet, Renoir, Sisley, Pissarro et Manet. Son père, François Zola, qui travaille à Aix à la construction du canal qui portera plus tard son nom, meurt prématurément le 22 mars 1847. Ce décès met la famille dans une situation financière instable et bouleverse le jeune Émile qui n’a que 7 ans au point que son œuvre restituera plus tard la figure grandie de ce père tôt disparu, homme libéral, novateur, audacieux et bâtisseur.


    À partir de 1858, Zola s’établit à Paris; après deux échecs au baccalauréat à cause du français (!), il mène une vie incertaine, il n’a pas d’argent, il est démuni. Il entre finalement aux Éditions Hachette où il travaille, de mars 1862 à janvier 1866, comme commis puis rapidement comme chef de la publicité. Outre des centaines de vers, et quelques tentatives théâtrales, il compose à cette époque plusieurs textes en prose très variés, allant du conte de fées à la satire politique en passant par la «chose vue», le récit à finalité morale. Il réussit à publier en novembre 1864 un petit recueil de contes, les Contes à Ninon, qui reçoit un accueil favorable. En 1865, il rencontre celle qui va devenir sa femme : Alexandrine Meley. Décidé à vivre de sa plume, il quitte la librairie Hachette en 1866. En 1867, son premier succès vint avec Thérèse Raquin, qui annonce, sans en faire partie, le cycle des Rougon-Macquart, tant par les sujets abordés (l’hérédité, la folie) que par les critiques qu’il suscite : la presse traite en effet l’auteur de « pornographe », d’« égoutier » ou encore de partisan de la « littérature putride ».

    Après la guerre de 1870, à laquelle il ne participe pas parce que, fils de veuve et myope, il n’est pas mobilisable, il devient journaliste parlementaire. C’est le 22 juillet 1872, par la signature du contrat qui le lie à l’éditeur Georges Charpentier, que commence véritablement sa carrière littéraire, qu’il mène de front avec le journalisme auquel il ne renonce pas. Peu à peu ses romans lui valent l’amitié d’écrivains comme Flaubert, les frères Goncourt, Daudet et Tourgueniev. Lorsqu’il décide d’entreprendre sa vaste fresque romanesque, par souci de méthode, il veut établir un plan général, avant même d’écrire la première ligne. Il tient aussi à préciser la différence de son entreprise avec celle d’un prédécesseur écrasant, Balzac et sa Comédie humaine : « Mon œuvre à moi sera tout autre chose. Le cadre en sera plus restreint. Je ne veux pas peindre la société contemporaine, mais une seule famille en montrant le jeu de la race modifiée par le milieu. (…) Ma grande affaire est d’être purement naturaliste, purement physiologiste ». Aujourd’hui, les théories scientifiques qui fondent les Rougon-Macquart sont tout à fait dépassées; l’œuvre, elle, reste toujours actuelle, sans doute parce que, au-delà des ambitions scientifiques de son auteur, elle demeure une réalisation considérable sur le plan littéraire.

     La Fortune des Rougon (1871), le premier volume, est la base qui soutient et justifie tout l’édifice. Ce roman relate le coup d’État du prince Louis Napoléon Bonaparte, le 2 décembre 1851, vu d’une ville de Provence. À la faveur de ce bouleversement politique, les ambitions se déchaînent : deux branches rivales d’une même famille, les Rougon et les Macquart, s’affrontent, les premiers se révélant bonapartistes par calcul, les seconds libéraux par pauvreté et par envie.

       Le succès de L’Assommoir, publié en 1877, septième volume des Rougon-Macquart, lui confère à la fois la notoriété et l’aisance. Sa maison de Médan devient, le jeudi où il reçoit, le lieu de rendez-vous de jeunes écrivains tels que Huysmans ou Maupassant.
Indigné par la dégradation du capitaine Dreyfus, le 5 janvier 1895, à l’École militaire, il dénonce à la fin de l’année dans trois articles publiés par Le Figaro les campagnes de presse contre la République et les Juifs. Convaincu que le véritable coupable de l’affaire Dreyfus est le commandant Esterhazy, qui est acquitté à l’unanimité le 11 janvier 1898, Zola publie dans L’Aurore deux jours plus tard l’article J’accuse. Condamné à un an d’emprisonnement et à 3 000 francs d’amende, il doit quitter la France le 18 juillet 1898. À son retour, en 1899, injurié, radié de l’ordre de la Légion d’honneur, abandonné par une grande partie de ses lecteurs, il serait mort asphyxié dans sa maison à cause, semble-t-il, d'une main criminelle qui en aurait bouché la cheminée. Une foule immense rendit hommage pendant ses obsèques à celui qui avait osé mettre en jeu sa notoriété au nom de la morale.  

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 15:00 (2016)    Sujet du message: les auteurs réalistes

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